Dans cet ouvrage paru aux Editions Buchet & Chastel, l’auteur, Guillaume Sainteny*, qui enseigne le développement durable depuis quinze ans,
notamment à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’École polytechnique, met en évidence l’efficacité environnementale de la fiscalité écologique

Dégradant la compétitivité des entreprises, favorisant les délocalisations, aboutissant à une
augmentation des prélèvements obligatoires, socialement inéquitable, la fiscalité de
l’environnement est accusée de tous ces maux et de bien d’autres.

Dans cet livre accessible à
l’honnête homme, Guillaume Sainteny sépare le bon grain de l’ivraie. Il réfute, de façon
argumentée, la plupart de ces critiques et souligne, à l’aide d’exemples concrets, l’efficacité
environnementale mais aussi économique de cette fiscalité.

A l’inverse, l’auteur démontre les effets
pervers sur l’environnement des systèmes fiscaux en vigueur qui freinent l’évolution vers le
développement durable.

Au delà, il prône une écofiscalité du possible, privilégiant une modification
des taxes existantes à pression fiscale constante.

La plupart des démocraties occidentales sont, aujourd’hui confrontées à une crise protéiforme :
finances publiques exsangues, croissance économique atone, niveaux de chômage élevés,
compétitivité ébréchée, déficits sociaux structurels, problèmes environnementaux non résolus, etc.
Il en résulte la nécessité de réinventer, à la fois, un modèle économique et un mode de financement
de l’État-providence. Dans les deux cas, la fiscalité de l’environnement peut apporter sa
contribution.

L’écofiscalité incitative permet de favoriser de nouveaux produits et de nouvelles
industries, davantage en phase avec un mode de développement durable. Le déplacement d’une
partie des prélèvements assis sur le travail vers des taxes environnementales permet de rééquilibrer
le financement des dépenses publiques et sociales et de contenir les prélèvements sociaux.
La France accuse un retard notable dans cette double évolution. L’auteur énonce les principes en
vertu desquels elle pourrait s’accomplir et propose des réformes concrètes.

Guillaume Sainteny a occupé plusieurs postes de responsabilités au sein du ministère en charge de
l’Environnement et du Développement durable, dont celui de directeur des Études économiques et
de l’Évaluation environnementale. Il est l’auteur de
plusieurs ouvrages sur ce sujet.

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Au sujet de Yan de Kerorguen

Ethnologue de formation et ancien rédacteur en chef de La Tribune, Yan de Kerorguen est actuellement rédacteur en chef du site Place-Publique.fr et chroniqueur économique au magazine The Good Life. Il est auteur d’une quinzaine d’ouvrages de prospective citoyenne et co-fondateur de Initiatives Citoyens en Europe (ICE).

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ENVIRONNEMENT

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