En 2009, près de la moitié des Français des villes de + de 50 000 habitants a diminué ses déplacements. Il s’agit le plus souvent de leurs déplacements en voiture en ville.

L’année passée, 48% des habitants affirment avoir diminué au moins un type de déplacements : 29% ont déclaré avoir réduit l’usage de la voiture et 21% leurs déplacements en ville en général, tous modes de transport confondus.

Tels sont les principaux enseignements du deuxième « Observatoire de la mobilité » (1) qui mesure les grandes tendances de la mobilité des habitants des agglomérations de plus de 50.000 habitants.

Ces habitants expliquent plus souvent ce changement de comportements par des raisons écologiques (40%) que par des raisons économiques (23%). D’ailleurs, pour inciter à davantage prendre ces transports publics, la volonté de faire baisser la pollution continue d’être l’argument le plus convaincant.

Sans surprise, pour la deuxième année consécutive, près de 60% des habitants des grandes villes affirment avoir une image positive des déplacements en transports publics. Seuls 35% se prononcent en faveur de l’usage de la voiture individuelle.

Le coût des déplacements en transports publics est moins souvent perçu en hausse que l’an dernier même s’ils sont plus nombreux qu’en 2008 à estimer que ce coût a davantage augmenté ces 10 dernières années que celui des déplacements en voiture.

Malgré leur bonne image, les transports publics continuent d’être plus souvent empruntés par les 18-24 ans

Et ils restent davantage utilisés pour accéder aux lieux de loisirs que pour aller faire ses courses ou se rendre sur son lieu de travail. 32% des habitants continuent à ne jamais les utiliser. Pour ces réfractaires, les deux raisons les plus souvent évoquées sont les fréquences jugées insuffisantes et la mauvaise localisation des arrêts.

Pour améliorer ces transports, les habitants continuent d’attendre en priorité des progrès sur leurs fréquences (70%). 64% prendraient davantage les transports publics s’ils étaient plus ponctuels, 56% si l’information sur le tracé des lignes et la situation des arrêts étaient mieux connues, et 53% si le confort était amélioré.

En ville, pour rendre les déplacements en bus plus rapides, 30% continuent de prôner surtout le développement des lignes express et des voies réservées.

Pour 35% des personnes interrogées, l’argument décisif qui les convaincrait d’emprunter davantage les transports publics est la volonté de faire baisser la pollution.

Pour améliorer la circulation en ville, les trois pistes les plus citées sont les parcs de stationnement en périphérie, le développement du covoiturage et le développement des transports publics. 29% des habitants sont favorables à la création de péages pour les automobilistes souhaitant circuler en centre-ville .

Source : Localtis info . Étude réalisée par l’institut BVA du 16 au 21 novembre 2009 par téléphone auprès d’un échantillon de 1006 personnes, représentatif des habitants des agglomérations de plus de 50.000 habitants, âgés de 18 ans et plus.

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Au sujet de Yan de Kerorguen

Ethnologue de formation et ancien rédacteur en chef de La Tribune, Yan de Kerorguen est actuellement rédacteur en chef du site Place-Publique.fr et chroniqueur économique au magazine The Good Life. Il est auteur d’une quinzaine d’ouvrages de prospective citoyenne et co-fondateur de Initiatives Citoyens en Europe (ICE).

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