Le mois dernier, dans cette chronique de vieillard atrabilaire, je m’interrogeais sur la réelle nécessité de continuer à apprendre le latin et le grec à l’école. Les défenseurs de cet enseignement m’apportent aujourd’hui un argument de plus pour confirmer que ça ne sert à rien, hélas !, puisque nous n’en tirons aucune leçon. Car ce sont les mêmes, ou à peu près, qui nous rebattent les oreilles sur les valeurs que transmettrait l’apprentissage du grec ancien, sur l’importance de comprendre nos origines politico-philosophiques et qui foulent aux pieds ces mêmes valeurs et origines en traitant les Grecs d’aujourd’hui comme de pauvres va-nu-pieds.

Le Forum social mondial qui s’est ouvert à la mi-mars se déroule à un moment où la défense des droits et libertés et la promotion d’un ordre économique juste sont plus que jamais nécessaire pour agir sur les racines du terrorisme.

SONDAGE : Selon Transatlantic Trends: Une majorité d’Européens et d’Américains ont une image négative de la Russie, et approuve l’aide économique et politique à l’Ukraine ; une majorité d’Européens souhaite satisfaire les demandes du Royaume-Uni plutôt que de le voir quitter l’UE ; une pluralité d’Américains considère que les immigrés illégaux devraient avoir la possibilité de légaliser leur statut.

Instrument en faveur de l’emploi et de l’inclusion sociale, la Charte sociale européenne est à l’ordre du jour d’une Conférence destinée à réaffirmer l’importance des droits sociaux dans les périodes de crise.

* Jean-Dominique GIULIANI, président de la Fondation Robert Schuman, auteur de nombreux ouvrages, est l’un des meilleurs connaisseurs de l’Europe et des politiques européennes. Il vient de faire paraître aux Editions Lignes de Repères un ouvrage de référence dont voici un extrait.
En quelques mots…

Où nous sommes-nous trompés ? C’est la question que je me suis posée au soir des résultats des élections européennes. Où ma génération, celle qui a grandi en même temps que l’Europe, s’est-elle trompée pour aboutir à un tel rejet ? Car ce n’est pas tant le score du FN en soi qui m’inquiète – […]

Le Pacte civique nous engage à rendre l’Union européenne « plus vivante, plus démocratique, plus sociale et plus active à l’extérieur ». A quelques jours du vote important pour l’élection du Parlement européen du 25 mai, le collectif qui anime notre démarche (réuni le 15 mai) a mis en avant les aspects développés ci-dessous.

L’année politique 2014 est d’une importance majeure pour l’avenir de l’Union européenne. Le Parlement européen et la Commission européenne vont être renouvelés. Si l’on ne leur donne pas un mandat, s’ils ne prennent pas des engagements sérieux, notre Europe partira à la dérive. Or les élections de mai sont à haut risque. Il est impossible d’ignorer la force de l’euroscepticisme, les dangers des replis nationaux et les votes extrémistes. Il faut les vaincre et ce n’est possible que par une campagne de grande envergure, délibérément pro- européenne et sans naïveté. Les citoyens prennent conscience des interdépendances et la grande majorité souhaite garder l’euro, mais cela ne suffit pas pour défendre et consolider l’Union. Il faut faire appel à leur responsabilité, gagner leur adhésion à des réformes et les tourner vers le long terme avec une perspective de progrès concrète et attractive.

Ce scénario* d’une Europe humaniste et conquérante a été présentée aux Entretiens de Varsovie*, le 16 novembre 2016, organisés par la Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Pologne.

L’été 2013 était encore celui de Pékin : une croissance de 7,7% meilleure que prévue[1], un moral des entrepreneurs solide[2], un procès anti-corruption très suivi[3], le plus grand centre commercial au monde[4]…Pourtant, parmi ces chiffres enthousiasmants, l’analyse de certains indicateurs chinois comme le revenu par tête (de 6 à 7000$) met en évidence des écarts régionaux de 1 à 10[5]. Des inégalités symptomatiques d’une bulle immobilière en zones côtières et urbaines. Cette bulle spéculative est la contagion de la crise de 2008. La macroéconomie globale, en stagflation, voit ses flux de capitaux perpétuellement redistribués entre microéconomies régionales volatiles en circuit fermé. Un phénomène moderne de jeu à somme nulle illustré par le concept anglo-saxon d' »Economie globulaire », encore peu connu dans le monde francophone, qui assimile l’économie mondiale à un corps humain : les capitaux alimentent les marchés par la monnaie comme l’oxygène les organes par le sang. L’enjeu étant de discerner les globules, ou capitaux sains, des bulles causes d’embolie, ou capitaux inflationnistes, sans en gêner la circulation.

Selon les résultats du dernier sondage Eurobaromètre publiés au mois de juillet 2013, 6 citoyens de l’UE sur 10 se sentent «européens» et souhaitent en apprendre davantage sur leurs droits. Un bémol toutefois : moins de la moitié (46 %) savent quels sont ces droits. Ces résultats interviennent pendant l’Année européenne des citoyens 2013, année consacrée à une plus grande sensibilisation aux droits des citoyens européens.

A la demande du Président de la République, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) a préparé un document de réflexion intitulé « Quelle France dans dix ans ? » dont le Commissaire général Jean Pisani-Ferry a présenté les grandes lignes en introduction du séminaire intergouvernemental du 19 août.