Philosophe et psychanalyste, ancien combattant contre la dictature en Argentine, intervenant aujourd’hui au sein du réseau international No Vox qui réunit les organisations des « sans », Miguel Benasayag a écrit de nombreux livres (1), dont l’un sur l’amour (2). Il explique ici pourquoi l’amour passion – comme du reste l’art, la connaissance scientifique ou la politique libertaire – nous fait expérimenter le fait d’appartenir à un « tout » qui nous dépasse. Et nous invite à répondre à l’appel pour résister à la démolition utilitariste et marchande du monde.

Les Etats généraux du logement, qui ont réuni le 4 mai 2010 un parterre hétéroclite de 32 organismes du secteur, ont abouti à la formulation de quinze propositions partagées. Voir le détail des propositions

Jean-Claude Detilleux a été renouvelé à la présidence du Mouvement coopératif français pour un mandat de deux ans. Il confirme parallèlement ses mandats de vice-président du Conseil supérieur de la Coopération et d’administrateur de l’Alliance Coopérative Internationale (ACI). Jean-Claude Detilleux est également vice-président délégué en charge du rayonnement des valeurs coopératives au sein du Groupe […]

Une histoire comme il y en a beaucoup dans la France d’aujourd’hui. Une famille sénégalaise bien intégrée mais pas régularisée. Suite à un banal contrôle, en quatre jours, le père est expulsé, loin de sa femme et de ses trois enfants qui, eux, restent ici, mais sans ressources. Par-delà les divergences sur la question de l’immigration, des drames humains se jouent. Témoignage.

Si rien n’autorise un bilan hâtif et péremptoire, on peut s’interroger sur quelques points où le processus des FSM paraît faire du sur-place. Trois questions émergent après Nairobi, trois enjeux dont il importe de se saisir.

Comment les médias français traitent-ils les réalités africaines ? Un œil sur les quotidiens permet de repérer cinq caractéristiques : le traitement de l’Afrique dans les journaux français est peu important, très uniforme, plutôt « franco-français », extrêmement négatif et parfois « exotique ».

Comme tout métier, le journalisme possède sa propre langue. Ou plutôt deux langues : à la première, quasi immuable, qui, du « chapeau » à l’« angle » en passant par la « chute », décrit les ficelles techniques du métier, s’ajoute une seconde, malléable selon les époques et qui donne l’« air du temps […]

Dès sa création, en 1996, Place Publique affirmait sa volonté de « promouvoir et valoriser toutes les idées, les actions et les projets susceptibles de redonner à chacun confiance en sa capacité à maîtriser sa propre vie et l’avenir de la société » [ [Charte de Place Publique ]]. Une invitation à « changer de lunettes » pour voir les énergies positives à l’œuvre. Dix ans plus tard, où en sommes-nous ? Vertus et limites, politiques et journalistiques, de cette approche « positive ».

Depuis quatre ans, en juillet, le centre de vacances installé à Daglan (Dordogne) propose à une quarantaine de jeunes, de 11 à 14 ans, de Saint-Denis et La Courneuve (93), des « ateliers philo ». Chaque jour, après le repas de midi, Clara Guenoun, assistante sanitaire, les invite à échanger leurs réflexions et leurs paroles sur les thèmes qu’ils ont choisis. L’occasion de « s’apercevoir qu’ils peuvent être producteurs d’une pensée qui leur est propre, que cette pensée est une force quand elle est mise en mots, et que ce sont toutes ces pensées qui font l’humanité », explique Clara. Quelques extraits de la cuvée 2005 (les propos des adultes, animateurs du centre, ont été mis en italique).

La mort, le 11 mars, de l’ancien président serbe Slobodan Milosevic interrompt le processus du TPIY (Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie). Pour Jacques Sémelin, auteur de Purifier et détruire (Seuil, 24 €), l’action judiciaire ne doit pas faire oublier le nécessaire travail de mémoire. Cet entretien, réalisé par Philippe Merlant, a été publié dans l’hebdomadaire La Vie du 16 mars 2006.

Ethnologue de formation, journaliste et fondateur de Place Publique, Yan de Kerorguen vient de publier En nous les futurs morts grandissent (1). Un roman largement inspiré de ses enquêtes journalistiques dans l’ex-Yougoslavie. Et un livre qui nous invite à rentrer dans l’esprit des faiseurs de guerres.

Loin de traduire un quelconque essoufflement, la cinquième édition du Forum social mondial a montré toute la dynamique de ce processus inédit. Dynamique qui instaure une véritable rupture dans l’histoire des mouvements sociaux en pariant sur la « juste conscience » individuelle et la capacité collective à s’auto-organiser. Et si ce pari était en passe de réussir ?