La belle longévité des lieux libertaires

Le mouvement libertaire est-il plus présent en Grèce qu’en France ? Je l’ignore. Mais il occupe des lieux symboliques et a tissé des liens avec les réseaux citoyens comme Koino ou avec l’usine occupée Vio.Me.

La mentalité grecque serait responsable du délabrement de l’économie grecque, selon de nombreux commentateurs fondamentalement hostiles aux plans de sauvetage européens.

Que sont devenus les marchés producteurs, les systèmes d’échange local (SEL, en anglais : LETS pour Local Exchange Trade Systems) et les banques de temps que les Grecs ont créé un peu partout en 2011/2013, à Athènes, à Thessalonique, à Corfou, en Crète et sur d’autres îles ? Surtout, où en est TEM, le réseau SEL de Volos, qui a été le plus sous les feux des projecteurs ?

Christos Papaioannou, leader informel de TEM et informaticien, a un autre projet, très abouti : ouvrir une boutique « restart »

Volos, à mi-chemin entre Athènes et Thessalonique, a vu naître son SEL, baptisé TEM, dès 2010.

L’usine occupée Vio.Me à Thessalonique.
Une équipe réduite veut continuer à y croire

Le SEL de Thessalonique baptisé Koino attire nettement moins de visiteurs de l’extérieur – et se développe lentement et sûrement, bien que le nombre de comptes reste à 500 comme il y a deux ans.

Il y a deux ans, à Athènes, Annette Preyer a rencontré plusieurs membres du SEL free-economy.gr. Ce réseau a volontairement choisi de privilégier la confiance par rapport au nombre en demandant des parrainages et un apport en euros aux nouveaux membres.

Endeavor : le réseau prouve son utilité face au contrôle des changes et des capitaux, mais lance un cri d’alarme sur la fuite des cerveaux.

Le vieux rêve d’une carrière en toute sécurité dans la fonction publique que les jeunes partageaient avec leurs parents, est mort. Beaucoup choisissent le chemin de l’étranger.

La Grèce avait rattrapé son retard en matière de création d’entreprise –
A présent les jeunes sociétés se battent pour survivre

Annette Preyer La crise dévie les parcours, souvent de façon brutale. Il doit bien y avoir des Grecs qui transforment cet accident en opportunité et créent du neuf. L’été 2013 j’ai passé six semaines à Athènes, Volos et Thessalonique pour vérifier cette hypothèse. Et j’ai rencontré un grand nombre d’hommes et de femmes jeunes, mais […]