Il y a une semaine après une saisie du Conseil d’Etat, le CSA estimait qu’une campagne se jugeait sur la longueur et qu’il n’y avait pas de problème de temps de parole. Aujourd’hui le CSA lance une vive alerte sur les temps de parole alors qu’il ne reste que 9 jours de campagne.

Le CSA aurait du probablement tiré une sonnette d’alarme sur la faiblesse du traitement de cette campagne à commencer par le service public qui sur 3 chaînes a réussi l’exploit de consacrer 2h20 d’émission sur le sujet. Légère contradiction avec la campagne de publicité payée dans la presse !!!

Au 9 mai, les listes Europe Citoyenne ont bénéficié d’un temps de parole de O min sur les antennes de France Info, France Culture, France musique, Radio classique, BFM Business, RMC, RTL, Europe 1, Sud radio, Canal +, M6, D8, RMC Découverte, les journaux de France 5 et on ne compte pas les temps inférieurs à 3 minutes.

Dans ces conditions comment peut-on opposer programmes contre programmes propositions contre propositions ?

La responsabilité ne peut être totalement mise sur le compte des médias, elle incombe aussi aux détournements faits par les grands partis avec des dissensions aux seins des cartels politiques qui triangulent des positions totalement incompatibles et qui s’engluent dans leur courant. Elle incombe aux individualistes épris par la sacro-sainte élection présidentielle et aux femmes et hommes politiques qui souhaitent devenir chef de parti en pleine campagne européenne. Elle incombe aux populistes qui haranguent des slogans fachisants et/ou mensongers.

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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