A l’occasion de l’Assemblée Générale de l’Adie,
la Présidente de l’association lance un appel pour financer l’accompagnement des chômeurs créateurs d’entreprises
Catherine Barbaroux, Présidente de l’Adie, a réaffirmé lors de l’Assemblée Générale de l’association qui a eu lieu le 22 mars, l’urgence de mieux financer l’accompagnement à la création d’entreprises par des publics en situation de précarité.
Association pionnière et premier acteur du microcrédit en France, l’Adie a financé en 2012 plus de 13 000 microcrédits. Ses résultats, comme le succès de sa 9ème Semaine du Microcrédit qui a attiré à elle de nombreux candidats à la création d’entreprise, démontrent que le microcrédit est un moyen de lutter efficacement contre le chômage, dont les chiffres ne cessent de croître.
68% des entreprises créées grâce à l’Adie sont pérennes après 2 ans et 59% après 3 ans, tandis que le taux d’insertion des personnes financées est de 79%. Afin de donner encore plus de chance aux micro-entrepreneurs de maintenir et de développer leur activité, l’accompagnement avant, pendant et après la création est la condition de ce succès.
En 2012, malgré une activité en forte hausse (+8%), l’Adie a vu les financements de l’Etat diminuer de 2 millions d’euros, mettant ainsi en péril l’ambition de l’association d’apporter ses aides à un plus grand nombre de personnes en situation d’exclusion.
Catherine Barbaroux, présidente de l’Adie, rappelle que l’accompagnement d’un chômeur créateur d’entreprise coûte 1 550 euros, alors que le financement annuel d’un chômeur s’élève en moyenne à 14 000 euros.
En parallèle, le dernier rapport de la Cour des Comptes sur les dispositifs d’aide à la création d’entreprise, qui fait référence de façon positive à l’Adie à maintes reprises, démontre que l’accompagnement des créateurs d’entreprise est nécessaire et efficace s’il est bien mobilisé.

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