Organisé par Corbeil-Essonnes Ecologie

Intervenants :

 ACLEFEU (Clichy-sous-Bois)

 Amicale des Locataires des Tarterêts

 Bouge qui Bouge Dammarie-lès-Lys

 Collectif Féministe Pour l’Egalité

 Coordination anti-démolition Les Ulis

 Ligue des Droits de L’Homme

 VETO Sarcelles…

Clôture par Noël Mamère

« Débattre – Agir ensemble – Changer notre regard

Il y a un an, deux adolescents de Clichy-sous-Bois revenant de leur club sportif, Zied et Bouna, mourraient électrocutés dans un transformateur EDF, poursuivis par la police. Nous n’avons pas un goût morbide des anniversaires. Mais après les évènements de novembre 2005, alors que rien n’a changé, que le ministre de l’intérieur continue ses provocations et à montrer son échec, face à la situation d’urgence sociale, il nous paraît indispensable d’engager le débat, de dialoguer avec les acteurs des banlieues : habitants, militants associatifs, élus, travailleurs sociaux, chercheurs et de faire des propositions.

La crise de novembre 2005 n’était pas un refus de la société française mais un cri lancé à l’ensemble du pays de la part de ceux qui étouffent sous le poids des discriminations et des injustices. Quand un pays est miné par tant d’inégalités, quand le fossé se creuse entre les catégories sociales, on ne peut se taire et se
contenter de quelques mesurettes. Il n’est pas question de nier l’absurdité de s’attaquer aux bus ou aux équipements publics ou le drame que peut constituer pour un ménage modeste la disparition en fumée de sa voiture.

Il faut bien sûr dénoncer l’inconscience criminelle de quelques jeunes, isolés, ici ou à Marseille mettant gravement en péril par le feu la vie d’une jeune étudiante.
Mais on ne peut se contenter, comme le Maire de Corbeil-Essonnes S.Dassault mais
aussi comme une certaine gauche, d’en appeler à l’ordre public.

Faut-il être myope ou vivre dans un autre monde pour ne pas comprendre que des relents de la colonisation gangrènent la société française : racisme, stigmatisation, contrôle au faciès, discrimination à l’embauche… toutes les raisons de la révolte sont là et elle s’étend bien au-delà des jeunes incendiaires. La décolonisation de
nos regards sur les citoyens français que l’on appelle encore issus de l’immigration est une question vitale qui ne se traite pas simplement en invoquant la prétendue égalité républicaine.

Il faut se réjouir des initiatives qui voient entrer dans le débat public et donc en politique la jeunesse (et aussi les moins jeunes) de ces quartiers. Le vote, le débat et la manifestation sont les outils utiles de la démocratie et du changement. Celui-ci passera par une réelle politique nationale de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits. Cela passera par la redéfinition des missions et interventions du service public de la police.

Une solidarité nationale authentique doit être au rendez-vous de la reconstruction du tissu social dans les banlieues. Venez en débattre avec nous ».

Lieu/contacts :

Bourse du travail

rue E. Zola

Face à la gare sortie gare routière

Tél. : 01 69 02 15 95

Site : http://eveve.free.fr/.

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