Chronique des temps numériques par Bruno Tilliette J’aimerais être enthousiaste. J’ai été soulagé, certes, de l’élection confortable d’Emmanuel Macron face à la harpie extrémiste. J’ai voté pour lui aux deux tours. Il me semble que c’était le seul candidat crédible et acceptable parmi les onze qui se présentaient et que tous les autres nous auraient […]

Chronique des temps numériques par Bruno Tilliette Le paysage politique est dévasté. Un brouillard immense envahit tout, nous laissant sans repères. Le bruit assourdissant des affaires empêche toute réflexion, toute parole sensée. Qui croire, que faire, dans quelle direction aller au milieu de ce champ de ruines où nous ne voyons pas au-delà du pas […]

Chronique des temps numériques par Bruno Tilliette L’élection présidentielle devrait être, au moins, l’occasion de vrais débats d’idées, voire de la confrontation de projets de société différents. Aujourd’hui, ces débats sont malheureusement, pour partie, occultés par les soupçons d’emplois fictifs et autres malversations qui pèsent sur deux des principaux candidats dont la seule défense est […]

En cette année 2017, nous allons donc devoir nous choisir un nouveau président de la République et une nouvelle majorité. Comme beaucoup d’électeurs, je pense, j’ai bien du mal à savoir pour qui je vais voter et, même quand les candidatures et les positions se seront clarifiées, le choix restera difficile.

« Une accumulation de mensonges ne fait pas une demi-vérité. » Par cette formule François Fillon entend dénoncer les journalistes qui s’acharneraient à le démolir sans preuve. Mais en l’entendant la répéter à l’envi, on a parfois le sentiment qu’il se l’applique inconsciemment à lui-même.

Dans la semaine entre les deux tours de la primaire de la droite, mon petit village, comme à peu près à chaque fois qu’il y a un orage, a eu le droit à une panne d’électricité qui a duré 24 heures. Il a fallu faire du feu dans la cheminée et rallumer les bougies et les lampes à pétrole.

Le très sinistre Robert Ménard, ci-devant maire de Béziers – qu’on devrait plutôt dire d’extrême dextre, même s’il vient effectivement de la gauche, comme les mauvais présages (c’est l’origine du mot « sinistre ») – a récemment fait placarder, sur les murs de sa ville, une écœurante affiche où l’on voit un groupe de personnes, d’évidente origine maghrébine ou moyen-orientale sur fond de cathédrale biterroise, avec pour légende menaçante : « Ils arrivent ! », sous-entendu « comme des envahisseurs ».

J’ai lu, récemment, le témoignage de psychiatres américains qui constataient que de plus en plus de patients venaient consulter parce qu’ils étaient angoissés de la situation politique de leur pays à la veille de l’élection présidentielle.

Le printemps fut donc maussade, noyé sous des pluies de mousson. Non loin de la colline rouge où j’habite, Nemours nettoie encore ses caves et ses rez-de-chaussée, déposant des objets gorgés d’eau et couverts de boue sur les trottoirs. Ces débordements aqueux sont-ils la manifestation patente du dérèglement climatique ou un phénomène isolé ? Prudents, les météorologues refusent de se prononcer. A quoi cela servirait-il d’ailleurs ? Puisque le réchauffement général, prouvé lui par des mesures de températures objectives, quand il n’est pas contesté par d’irréductibles ultralibéraux, provoque plus de discours que d’actions.

Est-il encore temps de réfléchir, avant qu’il ne disparaisse, à ce que représente pour moi le mouvement Nuit Debout et, notamment à son rapport avec ce que j’avais vécu moi-même en 68, il y a presque 50 ans ?
Il me semble, mais c’est peut-être le recul des ans et l’idéalisation de ma propre jeunesse qui troublent mon jugement, que les deux mouvements ne sont pas de même nature.

Je reçois assez régulièrement des courriels qui m’invitent à « gagner de l’argent pendant mes loisirs », autrement dit à travailler pendant que je ne travaille pas. Belle conquête de la société du temps libre ! Le principe de ce « travail-loisir » est simple et passe toujours par Internet. Il suffit en gros de […]

Il paraît que les Français ont un problème d’identité. Qu’ils ne se sentent pas bien dans leur peau gauloise. Qu’ils ne reconnaissent plus leur pays. Qu’ils craignent le « grand remplacement