On espère que l’année 2016 sera politiquement et humainement moins glauque que celle qui s’en va. Mais ça commence mal puisqu’elle s’ouvre sur cette affaire de déchéance de nationalité. Je n’ai même pas envie d’en faire le procès tant cette mesure est imbécile et inefficace. Qu’on m’explique : il s’agira de retirer leur nationalité à […]

Comment éviter la dramatisation du débat scientifique et rendre le dialogue durable entre les experts et les publics? Comment faire en sorte que les passions, les peurs, se transforment en désirs de savoir ? Quelle forme de médiation et de concertation, régulant et facilitant les débats, est susceptible de favoriser la démocratie des débats ?
Nous avons demandé à trois représentants d’associations soucieuses d’animer le débat public sur les relations entre la science et la société de répondre à nos questions sur ces thèmes trop peu abordés.

Propos recueillis par Yan de Kerorguen

Manque de confiance, immobilisme, corporatisme, absence d’ambition, crainte du changement….la litanie des critiques est longue. Depuis plusieurs décennies, il n’est pas un rapport qui ne pointe la crise de l’école.

Nous vivons une époque renversante où la versatilité des opinions et les doubles discours se propagent à la vitesse V. Sens dessus, dessous. Tous les jours, dans la dérision ou l’indifférence, nous observons que des propos opposés semblent étrangement familiers l’un à l’autre. Du pareil au même. Tout se vaut. Les rapports de force se bousculent. Les habitus s’emmêlent. Alliés un jour, adversaires le lendemain, les avis finissent par se confondre. Il n’y aurait donc plus d’opinion? Nonchalamment, sommes-nous enclins à penser tout et son inverse, pas loin de croire que les choses auxquelles nous accordons le plus de valeur naissent ironiquement de leur contraire.