Birmanie: un champ de pierres tombales pour alerter F. Hollande
sur les risques d’un “prochain Rwanda”

Alors que François Hollande doit rencontrer le président birman Thein Sein ce mercredi 17 juillet à Paris, l’organisation mondiale Avaaz appellera le président de la république française à ne pas se contenter de signer des contrats commerciaux, mais à prendre des mesures concrètes pour pousser Thein Sein à mettre un terme aux violences à l’encontre des minorités musulmanes dans le pays.

Des centaines de Rohingya ont déjà été tués et plus de 140.000 déplacés dans le pays. Les extrémistes les qualifient de “chiens” et de “sous-hommes”. Le régime de Thein Sein non seulement échoue à stopper ces attaques, mais y participe activement. Le racisme et l’incitation à la violence atteignent aujourd’hui des sommets, et les Rohingya sont désormais la cible d’une campagne de nettoyage ethnique et de crimes contre l’humanité, avec l’implication des autorités birmanes.

Il y a un an, François Hollande avait assuré que la France exercerait “toutes les pressions nécessaires” pour assurer un processus de transition démocratique pour la Birmanie comprenant “la possibilité pour les minorités d’être respectées” et “la fin des régimes d’exception”.

Plus d’un million de citoyens ont rejoint la campagne d’Avaaz pour demander à François Hollande d’agir immédiatement contre les violences en Birmanie : https://secure.avaaz.org/fr/burma_the_next_rwanda_loc/

Avaaz vient de publier un briefing qui signale cinq facteurs avant-coureurs indiquant que la Birmanie présente “les signes qui ont annoncé un génocide au Rwanda”.

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