Introduire des principes « écolo » dans les maisons en construction ou déjà existantes est un souhait pour bon nombre de consommateurs « verts ». Mais l’idée est encore répandue que le vert est souvent synonyme de coûts supplémentaires. Quelques pistes.

Le design vert doit être accessible à tous, tel est le credo du site FreeGreen qui propose de télécharger gratuitement des plans de maisons « vertes ». Un groupe d’ingénieurs, architectes et de designers proposent sur ce site différentes combinaisons de produits, de matériels avec des images 3D, des simulations sur les sources d’énergie… Plusieurs modèles sont accessibles proposés avec des options énergétiques différentes, selon le climat de l’endroit on l’on souhaite construire sa maison. On peut demander une personnalisation des plans, moyennant finance cette fois.

Dans le même ordre d’idée est né au cœur de Philadelphie le projet « 100 K house » (100K comme 100 000 dollars) de maison passive en zone urbaine à coût abordable. Là aussi, on retrouve la volonté de rendre abordable les maisons qui placent l’efficacité énergétique et l’aspect durable en priorité. Collecte de l’eau pluie, eau chaude par panneaux solaires, chauffage radiant…. Avec la possibilité de faire évoluer sa maison ensuite en fonction des besoins et de son budget.

Un label pour les maisons passives

La maison passive un bâtiment qui est pratiquement autonome pour ses besoins en chauffage : apports solaires, des apports métaboliques (habitants, machines) , bonne isolation, ainsi le chauffage devient un simple appoint, suppression des ponts thermiques, étanchéité de l’air, ventilation à double flux…La norme allemande « Passivhaus » ( qui est devenu le standard européen de maison passive) est accordée à partir d’un besoin de chauffage inférieur à 15 kWh/m²/an, et une consommation totale en énergie primaire (électroménager inclus) inférieure à 120kWh/m2 /an . Cela suppose une surisolation, qui utilise par exemple des triples vitrages et des épaisseurs d’isolant importantes, d’augmenter les apports solaires, en captant mieux .

Les premières maisons françaises labellisées « Maison Passive » l’ont été il y a un peu plus d’un an. Le label est un moyen fiable pour les maîtres d’ouvrages de savoir si la construction réalisée est bien, comme annoncé, une construction à très basse consommation, souligne l’association La Maison Passive France. En France on est encore très loin de l’Allemagne, où est née la maison passive dans les années 80.
La première maison certifiée passive d’île de France a été inaugurée en septembre dernier, et se trouve à Bessancourt . Elle a été réalisée par le cabinet Karawitz Architecture Elle ne devrait pas consommer plus de 11kw /m2/ an.
Reste que le coût d’une maison passive est de 5 à 15% supérieur à une maison traditionnelle. Ce surcoût est compensé à terme grâce aux économies d’énergie réalisées : la consommation d’énergie due au chauffage est supposée être divisée par dix.

Une ferme dans la cuisine

Les designers ont crée la cuisine du futur. Une cusine ? On connaissait la ferme verticale (voir Place Publique ), mieux cette fois la ferme s’installe dans la cuisine: une entité biosphère créée par Philips : des plantes, des légumes, du poisson, à domicile. Quoi de plus simple. Plusieurs caissons empilés les uns au dessus des autres, contenant de mini écosystèmes se chargent du reste. Et voilà les cultures prêtes à être récoltées. La « biosphere home farm », fait pousser sa propre nourriture et s’autorégule naturellement. Les caissons sont interdépendants et se rééquilibrent entre eux . Cette mini cuisine capture le CO2 pour nourrir les plantes. Et l’énergie qui fait fonctionner le tout, provient du soleil ou du méthane généré par les déchets. Ainsi le plus en bas, un niveau pour les déchets organiques, au dessus les algues, puis les crevettes et les poissons, ensuite les herbes et les légumes. Pas besoin d’électricité, juste de l’eau , de l’énergie solaire et des déchets. Puisque ces derniers servent à nourrir la « ferme » ; le méthane capté permet de produire la chaleur nécessaire. Les algues produisent de l’hydrogène qui vient en plus pour produire si besoin de l’électricité. Les plantes produisent de l’oxygène qui vient alimenter le caisson des poissons. Reste qu’ il faut encore attendre un peu avant de l’installer dans sa maison.

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Au sujet de Estelle Leroy

Estelle Leroy-Debiasi est journaliste professionnelle, Diplômée en Economie, ex rédactrice en chef du quotidien économique La Tribune. Elle contribue régulièrement au site ElCorreo, site de la diaspora latinoamericaine.

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