Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les douze années venant de s’écouler sont les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des mesures en 1861. Les mesures terrestres de températures réalisées au cours du XXe siècle montrent une élévation générale des températures moyennes.

Le 4ème rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) atteste avec un degré de fiabilité de plus de 90% la réalité du changement de climat.

Les chercheurs constatent une amplification nette du taux de certains gaz à effet de serre dans l’atmosphère et notoirement le dioxyde de carbone (CO2). Le C02 plus connu sous le nom de gaz carbonique, provient essentiellement de la combustion du charbon et du pétrole. Il met environ 125 ans pour disparaître de l’atmosphère).

Selon le scénario le plus optimiste du Giec, il serait possible de juguler le réchauffement à 2 degrés d’ici à 2100. Il faudrait pour cela que les émissions de gaz à effet de serre (GES) relatives à l’activité humaine plafonnent d’ici à 2015 avant de décroître.

Cet objectif requiert, selon l’Agence Internationale de l’énergie (AIE) « un effort exceptionnellement rapide et vigoureux de la part de la communauté internationale ».

Mais tel n’est pas le chemin que cela prend. L’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère, à l’origine du réchauffement climatique en cours, se situe « au-delà du pire scénario » esquissé en 2007 par les scientifiques du monde entier, (entre 2 et 7°) expliquent les climatologues à la veille du sommet de Copenhague.

Un bref aperçu historique montre que le réchauffement climatique se serait en fait déroulé en deux phases : la première, de 1910 à 1945, la seconde, de 1976 à aujourd’hui.

Auparavant, la dernière grande vague de chaleur enregistrée par la banquise remonte à… 90 millions d’années. Il y a près de cinquante ans, J. Tuzo Wilson, président de l’Union géophysique internationale, constatant la montée du thermomètre depuis près d’un siècle s’interrogeait déjà : « si ce réchauffement continue pendant encore un demi-siècle, les résultats seront spectaculaires ». Un demi-siècle, nous y voilà !

Les causes du réchauffement climatique que les anglo-saxons préfèrent appeler « réchauffement global » (global warming), suscitent cependant nombre de controverses. Les opinions sur l’impact de l’activité humaine sont très discutées. La discipline de climatologue, encore jeune, doit composer avec une multitude d’interactions qui réclament beaucoup de prudence dans le jugement.

On manque encore de recul pour analyser de manière détaillée les aléas du climat.

Aussi bien, l’un des grands défis de la recherche est-il de continuer à avancer et se donner les moyens de recueillir des données d’observation précises. Du coup, les chercheurs du monde entier naviguent sans répit entre les océans et leur laboratoire pour intégrer ces données à leurs modèles. Les campagnes en mer n’ont jamais été aussi nombreuses. L’ « Année polaire 2007 » a permis de développer pas moins de 2000 projets, mobilisant 60 000 scientifiques.

C’est l’étude, d’une part : des glaces, des courants, des températures océaniques, de la salinité et, d’autre part : du cycle du carbone et de la richesse en phytoplancton, qui nous renseignent le mieux sur l’évolution future du « temps ». Ces projets, ces recherches peuvent nous le rendre prévisible. « L’attente du public et des décideurs auprès des scientifiques consiste naturellement en ce qu’ils élaborent un diagnostic aussi exact que possible des paramètres agissant sur le climat et qu’ils en dérivent un modèle prévisionnel concordant avec l’état présent et les observations à venir » souligne Jean-Louis Fellous, spécialiste de l’étude du climat et des océans..

 En savoir plus sur le GIEC

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