Selon un Sondage exclusif CSA / CHORUM/ CREDIT COOPERATIF / MAIF, 68 % des Français considèrent les associations comme l’acteur le plus efficace pour agir contre les difficultés provoquées par la crise. Ils les placent juste devant les citoyens eux-mêmes (65 %), et très loin devant les autres acteurs, notamment les Pouvoirs publics.

Les Français, conscients de l’efficacité des associations, les reconnaissent comme acteurs majeurs de la vie économique et sociale, en particulier pour leur capacité d’emploi et tout particulièrement en raison de leur caractère non délocalisable. Ils estiment qu’elles ont besoin de plus de moyens pour fonctionner (notamment de financements publics) et qu’elles doivent
figurer parmi les secteurs stratégiques que soutiendra le grand emprunt national.

 Les associations et les collectivités sont reconnues comme les 2 premiers acteurs du développement
économique et social des territoires par 60 % des Français

 Les associations sont identifiées comme de véritables acteurs économiques, en 2e position comme acteur du
développement économique et social des régions pour 60 % des Français, juste après les collectivités
locales ( 63 %) et loin devant les autres acteurs dont l’Etat (35 %).

 64% des Français estiment que les associations jouent au niveau local un rôle important dans le maintien
des activités économiques et 61 % dans le développement des emplois.

 44 % des Français souhaitent que le poids des associations dans l’économie augmente encore ou qu’au moins il
se maintienne ( 39%). Ils sont très peu nombreux ( 12%) à souhaiter voir les associations jouer un rôle moindre.

 Les associations sont d’abord très largement reconnues comme acteur social .81 % des Français
estiment qu’elles jouent un rôle majeur dans l’aide aux personnes en difficulté et 79 % dans le maintien du
lien social.

 Une nette majorité de Français estime que les actions des associations en matière d’aide aux personnes en
difficulté, en lien avec la santé et le chômage, sont plus efficaces et adaptées que celles de l’Etat (72 %) ou
celles des entreprises (76 %).

 Les associations sont considérées par les Français comme un acteur stratégique : 64 % d’entre eux estiment
que l’emprunt national à venir, destiné à financer les investissements stratégiques de la France, devrait intégrer
le financement direct des associations.

 Une majorité d’entre eux (55 %) estime en effet que les associations n’ont pas les financements nécessaires à
leurs missions alors que, dans le contexte de crise, elles ont des besoins importants. Ils estiment que c’est majoritairement sur fonds publics qu’elles doivent être financées : à 72% ils
estiment que les associations ont un besoin prioritaire ou important de subventions .

 Les Français apparaissent relativement moins favorables à une participation financière plus importante des
usagers des associations et, ils indiquent à 65 %qu’à titre personnel ils privilégient la solidarité envers leurs
proches et leur famille au don aux associations.

 Les Français perçoivent l’emploi salarié dans les associations comme :

un emploi non délocalisable : 8 Français sur 10 considèrent qu’il est particulièrement important de soutenir
l’emploi associatif car il n’est pas délocalisable.

un emploi en expansion : selon 82 % des Français, les emplois associatifs se développent rapidement parce
les besoins ont augmenté en raison des difficultés économiques et, pour 71 % d’entre eux, en réponse au
désengagement de l’Etat dans certains domaines.

un emploi engagé mais peu stable et moins bien payé : Pour 79 % des Français, les salariés des
associations sont perçus comme des personnes engagées, souhaitant améliorer la société.

 Mais l’emploi
associatif est aussi perçu par 67 % des Français comme moins bien payé et par 66 % d’entre eux comme
moins stable.

* Sondage réalisé par téléphone au domicile des personnes interviewées les 24 et 25 septembre 2009 auprès d’un
échantillon national représentatif de 1010 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des
quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d’agglomération.

* Ce sondage a été demandé à CSA à l’occasion du Forum national des associations et fondations par trois
partenaires du monde associatif : Chorum (protection sociale), Crédit Coopératif (banque,) Maif (assurance)
avec l’accompagnement de Viviane Tchernonog, chercheur au CNRS, Centre d’économie de la Sorbonne, auteur de « Le paysage associatif français, mesures et évolutions »(Dalloz 2007)

Associations… quelques chiffres clés (chiffres 2005)

– 1 100 000 associations

 Budget cumulé : 59 milliards d’euros (croissance en 6 ans à un rythme annuel moyen de 2,5 %, sensiblement
plus rapide que celui du PIB)

 Volume d’emploi : 1 100 000 ETP (équivalent plein temps) et près de 14 millions de bénévoles qui
représentent un volume de travail de l’ordre de 935 000 ETP.

.

Lire aussi

  Interview de Hugues Sibille, Directeur général délégué du Crédit Coopératif.

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ECONOMIE, ETUDE

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