Empreintes digitales ou implants ? Pour s’acquitter de nos dépenses, plus besoin de sortir son porte-monnaie, ni même sa carte de crédit, encore moins son chéquier.

…Il suffit de se faire scanner l’avant bras ou de mettre son index sur un écran.

Quoi de plus facile !
Les paiements se dématérialisent toujours plus.

Ainsi le système PayWi permet de payer grâce à son téléphone portable, après avoir communiqué une première fois toutes les informations personnelles et financières nécessaires, la transaction étant contrôlée par un code PIN de cinq chiffres.

Au Japon, le téléphone portable sert couramment de moyen de paiement et de carte de fidélité. Bref que cela soit la fin du repas, ou au supermarché au lieu de sortir sa carte de crédit, on dégaine son téléphone portable. A chaque transaction, ce dernier demande, pour la valider, de taper votre code PIN. Et si le paiement du futur ne nécessitait même pas d’avoir un téléphone portable? La transaction a lieu alors grâce à une empreinte digitale.

Le Pay By Touch permet d’authentifier la transaction grâce à une empreinte digitale et à un code PIN, et est proposé par certaines chaînes de distribution aux Etats-Unis. Cette authentification donne accès à l’utilisateur à la liste de ses comptes. Il n’a qu’à sélectionner le compte sur lequel il souhaite être débité. Au préalable, pour actionner ce moyen de paiement, le consommateur doit s’enregistrer en ligne.

Au Japon, Hitachi et la société JBC ont aussi expérimenté la biométrie comme moyen de paiement, auprès de 200 salariés d’Hitachi. Il suffit de poser son doigt sur un lecteur optique qui captera l’image du réseau vasculaire qui est unique et impossible à imiter.

Les données biométriques sont envoyées et comparées à celles enregistrées sur la base de données. Sans oublier d’autres systèmes comme des bracelets munis d’une puce RFID chargée qui prend la fonction de porte monnaie électronique ou des implants sous cutanés avec le système VeriChip utilisé notamment dans certaines boites de nuit, qui permettent en identifiant la personne avant de débiter une somme due de son compte.

Mais l’argent ne sera pas la seule monnaie d’acquisition. Par exemple pour faire le plein d’essence, il faudra aussi avoir assez de crédit C02 sur son compte, argent ou pas.

Cette nouvelle unité de compte régulera peut être notre vie quotidienne, quotas CO 2 pour la vie domestique, pour les voyages en avion, pour l’essence…. Aux cotés de notre compte bancaire , nous aurons donc un compte carbone. Une fois notre crédit personnel utilisé, il faudra acheté des points- recharge.

Cette idée pourrait faire son chemin, elle a été introduite il y a plus de dix ans par l’expert énergétique britannique David Fleming avec les TEQ (tradable energy quotas) et depuis notamment en Grande Bretagne la mise œuvre de quotas individuels revient régulièrement sur le devant de la scène.

A quand une carte de crédit carbone ?

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Au sujet de Yan de Kerorguen

Ethnologue de formation et ancien rédacteur en chef de La Tribune, Yan de Kerorguen est actuellement rédacteur en chef du site Place-Publique.fr et chroniqueur économique au magazine The Good Life. Il est auteur d’une quinzaine d’ouvrages de prospective citoyenne et co-fondateur de Initiatives Citoyens en Europe (ICE).

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