Pascale Beauvois, est fondatrice et trésorière de l’association chats des rues (A.C.R) qui a vu le jour il y a vingt ans.

 C’est l’amour des chats qui vous mène?

 Nous avons créé cette association pour éviter la prolifération des chats. Quand une petite grand-mère habituée à nourir des chats dans son quartier, se retrouve sans le sous avec une famille de chats qui s’agrandit à vitesse grand V, c’est un vrai problème social. Dans ce cas-là, nous intervenons, stérilisons les chats puis lui ramenons. Nous respectons son amour des bestioles et en même temps la liberté des chats de rue. Il faut savoir qu’un couple de chats peut engendrer plus de vingt mille chats en quatre ans.

 Comment financez-vous vos interventions ?

 Par dons, et nous travaillons de plus en plus souvent pour les mairies. Nous coûtons beaucoup moins cher qu’une fourrière et, de plus, nous garantissons un bon traitement de l’animal. Quand nous enlevons un chat sur site nous le tatouons et le stérilisons, ce qui revient à peu près à 100 euros par animal. Puis, nous le ramenons dans son quartier d’origine. La gestion des animaux doit s’inscrire dans la politique de la ville.

 Et les pigeons ?

 Nous avons fait plusieurs études pour des villes comme Paris, Pantin, Créteil. Nous comptons les pigeons : par exemple à Paris Xe, il y a 2000 pigeons, puis nous préconisons des solutions comme aménager des lieux de rencontre entre humains et animaux, pour apprendre à vivre avec les animaux…

 Y-a-t-il un profil type de nourricier ?

 D’abord, comme pour les chats, le protecteur des animaux, le défenseur des races opprimés. Puis on pourrait l’appeler le nourricier du hasard, celui qui lance les miettes de son sandwich, ou secoue sa nappe par la fenêtre. Et puis, un nombre important de nourriciers culturels, comme les musulmans pour qui le pigeon est un animal « sacré » qui a un rapport avec le prophète.

Association Chats des rues : 01 48 51 31 32

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