Le tourisme de masse à l’échelle mondiale, organisé par et au profit des pays les plus riches, est responsable de maux bien souvent supportés par les pays accueillants les plus pauvres : prostitution, dégâts écologiques et sanitaires, mépris des populations, uniformisation du monde.

Mais le monde du tourisme possède son propre code éthique et des organisations tentent de faire entendre leur voix pour un tourisme différent, responsable, solidaire et équitable. A l’heure des vacances estivales, Place Publique vous aide à vous orienter à travers quelques sites web.

Voyager autrement, le tourisme solidaire

http://www.ritimo.org/Fiches%20pratiques/voyager0.html

Le Réseau des centres de documentation pour le développement et la solidarité internationale (RITIMO) publie en ligne une fiche pratique « Voyager autrement, le tourisme solidaire ». Cette fiche, donnée en guise d’introduction à leur publication papier, le mini-guide « Vacances, j’oublie tout ? » (5 euros, à commander sur leur site), reprend les points essentiels des projets de tourisme solidaire et responsable : échange réel avec les populations accueillantes, respect de leur culture, de leur environnement, de leur dignité.

Partez en touriste responsable

[http://www.unat.asso.fr/f/ts/

 >http://www.unat.asso.fr/f/ts/]

L’Union Nationale des Associations de Tourisme en plein air (l’UNAT) publie sur son site une rubrique consacrée au tourisme solidaire et responsable. L’association propose un ensemble de contacts et d’adresses, triés par activité ou par pays, pour préparer son voyage auprès des opérateurs du tourisme responsable. L’association en profite également pour faire le point sur ce domaine, à travers un travail de documentation et de repérage des réseaux qui agissent en faveur du tourisme responsable.

L’UNAT, pour qui le tourisme solidaire et responsable met au centre du voyage l’homme et s’inscrit dans une logique de développement des territoires, a récompensé en 2003 l’association Tourisme et Développement Solidaires, lors du premier forum de l’innovation du tourisme social et associatif. Cette association de tourisme équitable organise des séjours dans des villages du Burkina-Faso, favorisant l’implication et le développement local (www.tdsolidaires.africa-web.org).

Accueil paysan

[www.accueil-paysan.com

 >www.accueil-paysan.com]

La Tunisie pour 200 euros la semaine, tout compris. Y compris les journalistes emprisonnés, les populations d’accueil qui travaillent dans des conditions déplorables… et le pays qui doit faire face à l’érosion des cultures locales, au bétonnage des côtes, à l’épuisement des ressources naturelles, à la pollution.

Et si cette année on résistait à l’appel du tourisme au prix sacrifié pour tenter l’accueil paysan ?

L’accueil paysan propose en effet des vacances différentes, en France et dans le monde, dans un objectif de rencontre favorisant le développement rural. Le paysan qui accueille fait partager son savoir-faire de jardinier, d’éleveur, de bûcheron, de paysagiste ; ses connaissances sur le pays, son histoire, sa géographie, son économie ; sa compétence sur la vie des sols, des plantes et des animaux.

Retrouvez sur le site Internet tous les points d’accueil ainsi que la charte de la fédération.

L’action par la consommation

[www.actionconsommation.org/publication/article.php3?id_article=76

 >www.actionconsommation.org/publication/article.php3?id_article=76]

L’association Action Consommation publie un dossier très complet sur le tourisme. L’occasion pour l’association de revenir sur les codes et chartes qui sont censés encadrer le secteur du tourisme responsable. Alors qu’il existe plusieurs chartes différentes (charte du tourisme durable, équitable, charte tourisme éthique), elles sont toutes soumises à la bonne volonté des organismes qui les signent. Il n’existe encore aucun label du tourisme responsable, donc aucun moyen de vérification, si ce n’est par les voyageurs eux-mêmes. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas en reste, car ils se doivent également de respecter la charte éthique du voyageur.

Et si on voyageait intelligent ?

www.info-birmanie.org

[www.rsf.org/camp-ete.php3

 >www.rsf.org/camp-ete.php3]

Le tourisme soutient ou ferme les yeux sur les dictatures et les droits de l’Homme. L’association Info-Birmanie tient à rappeler à travers la campagne «Birmanie : et si on voyageait intelligent ? » que le développement du tourisme dans ce pays entraîne le travail forcé sur les chantiers liés à l’aménagement touristique, le déplacement des populations habitant à proximité des sites touristiques, le tourisme sexuel. De son côté, Reporter Sans Frontières (RSF) publie sur son site la liste des pays qui censurent la presse… à lire avant de partir pour ne plus bronzer idiot.

Des volontaires pour la nature

[www.apasdeloup.org

 >www.apasdeloup.org]

L’association A Pas de Loup propose une autre forme de séjours : les chantiers de volontaires pour la nature. En France ou à l’étranger, des volontaires participent à la préservation de sites et milieux naturels et aident à établir des études précises sur la faune ou la flore.
Consultez sur Internet leurs prochains chantiers, pour être utile à la Terre.

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