Etude : Associations, emplois-jeunes, et pérennisation des nouveaux services
Mise en ligne en février 2003
Le secteur associatif s’est largement emparé du dispositif public Nouveaux services emplois-jeunes (NSEJ), puisque 37 000 associations ont eu recours à celui-ci. Ce programme ne se limite pas à une mesure de lutte contre le chômage des jeunes. En subventionnant des emplois du secteur non-marchand, l’Etat entendait en effet encourager l’émergence d’activités novatrices dans le domaine des services. Le financement du programme étant limité dans le temps, une démarche de pérennisation des nouvelles activités a été, dès le départ, recommandée aux structures bénéficiaires. C’est cet aspect du dispositif qui fait l’objet de cette étude.

Le programme NSEJ a en effet été conçu pour répondre à des besoins sociaux qui n’étaient pas satisfaits par le marché. Et pour solvabiliser cette demande, le gouvernement a prévu, au moment du lancement du projet, deux pistes de développement pour les associations : elles peuvent susciter des besoins marchands auprès des usagers, mais aussi convaincre des collectivités locales que ces services leur sont nécessaires, et ainsi se passer à terme de l’aide de l’Etat. La majorité des associations irait ainsi vers une hybridation de leurs ressources, publiques et privées, hybridation qui serait un premier pas vers la consolidation d’un tiers secteur d’économie sociale et solidaire.

Dans notre étude, en partant d’une synthèse complète et inédite des différentes études réalisées sur la pérennisation des NSEJ dans le secteur associatif, nous nous interrogeons, notamment en nous basant sur une enquête de terrain, sur l’usage des méthodes  » entrepreuneuriales  » pour la consolidation de ces activités, et étudions les perspectives de pérennisation que leur offre l’économie sociale et solidaire, en tentant d’aller plus loin que les analyses déjà disponibles.

Une étude réalisée pour Place Publique

Par Naïri Nahapétian

Grâce à une subvention du FNDVA (Fonds national de développement de la vie associative)

Avec l’aide de François Martin

Et le pilotage de Philippe Merlant, Guy-Patrick Azémar, Yan de Kerorguen

Sommaire :

Introduction

Partie I- Emplois-jeunes associatifs, le bilan

 A) La pérennisation économique au cœur du dispositif NSEJ

1- Un dispositif public novateur

a) Un objectif d’aide à l’emploi des jeunes

b) Un objectif de création et de solvabilisation d’activité
Encadré : Quelles activités, quels emplois ?

2- Le rôle économique des associations : essor et paradoxes

a) L’essor associatif : une nouvelle demande

b) Que signifie non-lucratif ?

c) Les pouvoirs publics face au secteur associatif

3- Nouveaux services : vers l’économie sociale et solidaire

a) La part des associations dans les services

b) Le statut de Scic

c) Stabiliser le tiers secteur

 B) Quel avenir pour les Nouveaux services emplois-jeunes ?

1- Les perspectives actuelles de pérennisation

a) Une difficile pérennisation sans les pouvoirs publics

b) L’utilité de la pérennisation dans le cadre de l’économie sociale et solidaire

c) Le bilan par secteurs clés

Encadré : Les emplois-jeunes et le développement de la précarité

2-  » Clés pour la pérennisation  »

a) L’apport des méthodes marchandes

b) Pérenniser dans le cadre de l’économie sociale et solidaire

c) Les questions qui se posent

Partie II- Enquête : une pérennisation difficile et un rendez-vous raté ?

 A) Enquête sur les Scic

1- Les premières Scic françaises

a) Une entreprise à lucrativité limitée

b) La nouveauté du multi-sociétartiat

c) De longues démarches

2- Les emplois-jeunes dans les Scic

Encadré : emplois-jeunes et sociétaires

 B) Enquête auprès des associations

1- Réponses des dix associations

a) Méthodologie et échantillon

b) Les monographies exemplaires : esquisse de modélisation

c) Conclusions

2- Réponses des grandes fédérations

a) Méthodologie et échantillon

b) Présentation des têtes de réseaux

c) Conclusions

Une question, un problème avec le fichier :

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Au sujet de Naïri Nahapetian

Naïri Nahapétian est née à Téhéran de parents arméniens. Elle a quitté l'Iran à l'âge de 9 ans, après la Révolution islamique. Elle vit à Paris.Journaliste free-lance durant plusieurs années, elle travaille actuellement pour le mensuel Alternatives économiques.Elle est l'auteure de l'essai L'Usine à vingt ans paru dans la collection « Bruits » (Les petits matins/Arte éditions, 2006) et publie régulièrement des nouvelles, notamment dans les revues Rue Saint Ambroise

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